L’hypocrisie des publicités : un art bien rodé !

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S’il existe un domaine où l’hypocrisie est reine, mis à part la politique, c’est bien celui de la publicité !

Les publicitaires me font rire… ou pleurer, selon l’humeur. Prenons un exemple classique : après une publicité qui vous vend un aliment bien gras et/ou sucré, un petit message hypocrite s’affiche : « Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé et faites du sport. » Ah oui, bien sûr… et le paradoxe, on en parle ?

Le comble du message contradictoire

Prenons les voitures. On flatte l’égo masculin avec des slogans du style : « Il a la voiture, il aura la femme. » En dehors du côté affligeant de cette réduction du rôle féminin à un simple critère superficiel et vénal, que nous dit-on ensuite ? « N’oubliez pas de covoiturer ! » Tiens donc… Pour sauver la planète ou pour nous vendre plus de voitures adaptées au covoiturage ?

L’injonction paradoxale : soyez vous-même… mais pas trop !

Et les femmes, parlons-en ! On leur vend des parfums, des vêtements, des crèmes anti-rides, en leur montrant des mannequins taillés au scalpel ou des adolescentes maquillées comme des femmes fatales. Mais attention, soyez bien dans votre peau et « comme vous êtes ! »

Vraiment ? Parce que si on diffusait partout des affiches d’hommes ultra musclés et sculptés, je ne suis pas certain que mes poignées d’amour me rendraient aussi serein…

Le diktat de l’apparence : entre chirurgie et uniformisation

Soyons naturels, mais surtout utilisons des crèmes anti-âge, des injections et des liftings ! Le résultat ? Une génération de jeunes femmes clonées façon poupées boostées aux hormones et des femmes plus âgées qui, sous l’effet des chirurgies, perdent leurs expressions et ressemblent à des statues figées.

Au final, tout cela nous pousse à quoi ? À ne plus penser, à ne plus questionner, à nous formater pour ressembler à une norme imposée.

Et si, pour une fois, on décidait vraiment d’être nous-mêmes… sans demander l’avis d’un spot publicitaire ?

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